Théâtre

« Monsieur Claude », de Vincent Durand

Hubert, industriel du textile rouennais, est aux cent coups. Ce soir arrivent les Belmont d’Argeval, invités à venir passer le week-end. Hubert espère beaucoup de cette visite ! Du père, Paul général de gendarmerie, il escompte un appui pour décrocher le marché des uniformes de la maréchaussée. Du fils, Henri, il espère un mariage avec sa fille, Nicole. Pour que son plan réussisse, Hubert a tout prévu. Sauf que son épouse, Claire, a donné congé à la bonne pour le week-end !

Comment recevoir dignement les Belmont d’Argeval ?

Seule solution: une agence de personnel qui promet de dépêcher la personne idéale, prénommée Claude. Mais avant que cette personne n’arrive, débarque Lola, une jeune fille plus que délurée, qu’attirent autant les hommes que l’argent, et avec laquelle Hubert a eu une aventure lors d’un voyage d’affaires. Paniqué par cette intrusion inopportune, Hubert la fait passer pour Claude ! Mais Claude, le vrai – car il s’agit en réalité d’un homme – se présente, accueilli par Claire, elle réalise que son mari lui a menti. Pour découvrir la vérité, elle entre dans le jeu de son mari, et fait passer Claude pour Michel, un cousin éloigné, psychiatre de passage pour un congrès.

C’est dans cet imbroglio qu’arrive le trio Belmont d’Argeval: le père, d’une austérité toute militaire, son épouse, effacée mais qui se révélera femme de tête et leur fils, Henri, qu’attire autant qu’intimide les femmes. Malentendus et quiproquos se succèdent à un rythme endiablé, autour de Michel, qui joue si bien les psychiatres que certaines dames iront jusqu’à s’allonger sur le divan… Quant au dénouement, il s’annonce plein de rebondissements !

Monsieur Claude est une comédie dans laquelle chacun des protagonistes occupe une place privilégiée, un vaudeville où les situations les plus cocasses s’enchevêtrent, pour le plus grand plaisir du public.

« J’y suis, j’y reste », de Jean Valmy et Raymond Vinci

Dans un château du Périgord, règne la Comtesse Apolline de Mont-Vermeil, despotique, allurale et un tantinet hurluberlue. Tout se ploie devant elle, depuis son charmant neveu vétérinaire jusqu’à la belle et ambitieuse Gisèle, demoiselle de compagnie, jusqu’à la jolie soubrette (cervelle de linotte et coeur de moineau), jusqu’au digne majordome… Digne ? Hum ! Il y a dans l’oeil de ce zélé serviteur une lueur canaille. Ayant réussi à donner à la Comtesse le goût des courses, il lui conseille cyniquement, tous les toquards et non moins cyniquement, encaisse les paris de sa patronne au nom d’un bookmaker imaginaire ! Et voici que vont faire irruption dans le noble manoir deux personnages peu aristocratiques: tout d’abord Antoinette, dite Nénette, propriétaire d’un restaurant-bistrot des Halles, plantureuse créature dans les veines de laquelle coule à coup sûr le sang de la mère Angot et de sa cousine « jumelle » Madame Sans-Gène… et puis, Jules, un gars costaud et « sympa » qui n’a de penchant ni pour les cravates, ni pour les belles manières et qui est à la fois le barman du caboulot géré par Nénette et le fiancé de la patronne. C’est lorsqu’elle a voulu passer des fiançailles aux épousailles que Nénette a appris avec stupéfaction que pour l’état civil elle était déjà mariée… avec le Baron Hubert de Mont-Vermeil qu’elle n’a jamais vu ! A la vérité, ses papiers d’identité lui ont été volés naguère et grâce à eux, une inconnue a pu se faire épouser sous son nom par le naïf Baron, puis elle a disparu dans le maquis de l’Aventure ! En venant au château des Mont-Vermeil, Nénette s’imaginait un divorce amiable mais il ne peut être question de divorce chez les Mont-Vermeil. Et ce jour-là moins que jamais, car on attend un visiteur de marque, le Cardinal de Tramone, conseiller de sa Sainteté.

La pièce « J’y suis, j’y reste » a été interprétée 7 fois par la compagnie du Dragon et de la Lézarde, entre fin 2011 et mars 2013. Revivez les meilleurs moments ou profitez des spectacles en intégralité de cette tournée grâce à notre section Vidéos.

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